mardi 23 novembre 2010

Au Salon, il y a aussi les illustrateurs et illustratrices...

Cette année, je n'avais qu'une journée de séances de signature au Salon du livre. Une journée intense, une journée de belles rencontres. Et j'y suis allée aussi une couple d'heures vendredi.
C'est bien connu: nous, les auteurs, aimons fréquenter les salons du livre, non seulement pour y rencontrer nos lecteurs/trices, mais aussi pour revoir les gens qui font le même métier que nous. Et dans le jeunesse, c'est particulier... Parce que, dans le jeunesse, il y aussi les illustrateurs et illustratrices.
Cette année, donc, j'ai eu la chance de rencontrer des artistes que je ne connaissais que grâce au courriel et/ou téléphone. Il y a Marion Arbona, Geneviève Després et Pascal Girard. Un trio de talent comme c'est pas possible! Et puis, j'ai enfin rencontré Ninon Pelletier qui a illustré La princesse des champs! Moment chocolat, comme dirait Katia! Nous avions deux heures de signature ensemble. Deux heures plus le temps d'un lunch où j'ai appris à connaître Ninon et à découvrir pourquoi elle fait de si belle illustrations: elle les fait en pensant aux enfants, à plaire aux enfants. Ça semble évident, comme ça, mais détrompez-vous... Ça demande une bonne dose de sensibilité, d'expérience et de quelque chose qui ressemble presque à de l'abnégation. En tout cas, nous avons formé un duo du tonnerre et avons réussi à vendre plus d'albums que je n'en ai jamais vendus dans un Salon (ça me fait sûrement un gros 5$ de redevances!).
Le jeunesse, c'est aussi particulier parce que "tout le monde il est content, tout le monde il est gentil!" Et quand un auteur jeunesse écrit une dédicace, il ne se contente pas de signer son nom; il écrit un message personnalisé. Il est heureux d'écrire une dédicace. Vendredi, j'ai profité de la présence d'un auteur renommé-connu-célèbre pour acheter son dernier livre. Je me présente devant lui et sens tout de suite que la température a chuté de quelques degrés: je me trouve devant un bloc de glace. Il me demande si je veux qu'il écrive mon nom. Euh... C'est ça l'idée, non?! Enfin... il daigne écrire mon prénom et ajoute sa signature. C'est tout. Avant d'attraper la grippe H1N1, je me suis sauvée... Bon, là, vous voulez savoir de qui je parle, n'est-ce pas? Eh bien, les trois premiers qui m'appellent, je vais le leur dire!
Je n'ai pas envie de terminer cette chronique sur une note désagréable... Alors je reviens au jeunesse... Ce qui m'a fait grand plaisir aussi, c'est de voir tous ces parents qui amènent leur(s) enfant(s) au Salon du livre, qui prennent le temps de s'arrêter à une table pour leur expliquer ce qu'est un auteur, ce qu'est un illustrateur. Ces parents (et grands-parents!) qui achètent un ou plusieurs livres à leur(s) enfant(s) même si ce n'est pas Noël encore... Et ce papa, qui me dit avec un fort accent espagnol: "C'est important d'acheter des livres, parce que sinon ils passent leur temps devant la télé ou l'ordinateur." Merci, Monsieur!

1 commentaire:

  1. C'est pas moi l'ours polaire en question, j'étais pas au SLM, cette année. Na !

    (Je serais curieux de savoir qui c'est, mais des fois que ce serait quelqu'un dont j'aime lire les romans, je préfère rester dans l'ignorance.)

    Si jamais tu achètes un de mes livres, Andrée-Anne, je serai ravi d'écrire ton prénom et même un petit mot.

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